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Les années HBC

Le travail accompli par David Thompson, à titre d’explorateur et d’arpenteur, lui a valu la réputation d’être l’un des meilleurs géographes parmi ceux qui firent œuvre de pionnier dans l’histoire du Canada. Chaque jour, peu importe où il se trouvait, il notait la latitude, la longitude, la température et les particularités géographiques de l'endroit. Il a ainsi cartographié près de la moitié de l’Amérique du Nord entre les 46o et 60o parallèles, à partir du Saint-Laurent et des Grands Lacs jusqu’au Pacifique.

David Thompson naît à Londres en 1770. À l’âge de sept ans, il entre au Grey Coat Hospital, école gratuite réservée aux enfants défavorisés. En 1784, la Compagnie de la Baie d’Hudson l’engage comme apprenti pour sept ans. C’est à bord du Prince Rupert qu’il arrive à Fort Churchill pour y passer sa première année de service. Il reçoit ensuite l’ordre de se rendre à York Factory comme commis.

De 1786 à 1788, le jeune apprenti est envoyé dans différentes régions intérieures. Au cours de ces années, il apprend la langue crie, puis celle des Peigans, pendant un hiver passé avec ces derniers dans les contreforts des montagnes Rocheuses.

Philip Turnor fait le plan du lac Athabasca; dessin à l'huile de Lorne Bouchard

Le 23 décembre 1788, à Manchester House (près de ce qu'est aujourd'hui North Battleford, Saskatchewan), Thompson subit une grave fracture à la jambe droite dans un accident de traîneau. Cet évènement sera déterminant dans sa carrière. Puisqu’il tarde à se rétablir, on le transporte à Cumberland House au printemps. L’hiver suivant, toujours en convalescence, Thompson rencontre Philip Turnor, arpenteur officiel de la Compagnie qui se dirigeait avec son équipe vers la région de l’Athabaska. Sous sa tutelle, Thompson étudie les mathématiques, l’arpentage et l’astronomie. Voici ce que Turnor écrit au comité de Londres en 1790 au sujet des compétences de son protégé : 

«J'inclus certaines des observations faites et relevées par votre infortuné apprenti, David Thompson. Je suis convaincu qu'elles sont exactes, et s'il devait se rétablir suffisamment pour entreprendre des expéditions, je pense que vous pourrez vous fier à ses rapports sur la situation de tout lieu qu'il aura visité.»

David Thompson en pleine observation
Dessin de Charles William Jefferys
Bibliothèque et Archives Canada, no 1972-26-1406

Plus tard au cours de la même année, toujours trop faible pour faire partie de l'expédition de Turnor au lac Athabasca, Thompson est envoyé de Cumberland House à York Factory. Son apprentissage tirant à sa fin, Thompson demande au secrétaire de la Compagnie à Londres, dans une lettre datée du 30 août 1790, de lui envoyer un sextant et plusieurs autres instruments de navigation. Dans une autre lettre, il soumet les observations topographiques qu'il avait relevées durant le trajet de Cumberland House à York Factory, et sollicite qu’on lui confie des travaux d’arpentage. Ses lettres sont bien accueillies. On lui accorde l’habituel contrat de trois ans comme commis aux écritures mais on lui fournit les instruments d'arpentage qu’il désirait.

Dès 1792, Thompson reçoit l’instruction de poursuivre le travail de Turnor en traçant le plan des voies navigables de la région de Muskrat. Cette expédition ne peut malheureusement être achevée à ce moment-là, et Thompson se voit attribuer un second mandat en 1795. Cependant, bien que plus directe, la nouvelle route menant au lac Athabaska se révèle impraticable pour les canots chargés d’articles de traite.

En 1796, Thompson est désigné «maître au nord». À ce titre, sa tâche principale consiste à gérer un commerce de fourrures qui était florissant. Peu disposé à abandonner son travail d'arpenteur, Thompson décide de quitter la Compagnie de la Baie d’Hudson pour sa principale concurrente, la Compagnie du Nord-Ouest. Le 8 mai 1797, alors âgé de vingt‑sept ans et déterminé à mener une vie d'explorateur et de géographe, il quitte HBC. Le 22 juillet 1797, il arrive à Grand Portage, quartier général de la Compagnie du Nord‑Ouest sur le lac Supérieur; il y est accueilli à bras ouverts.

La cartographie du fleuve Columbia

Le traité de 1794 du juge en chef américain John Jay permet de résoudre de nombreuses questions restées en litige entre la Grande-Bretagne et les États-Unis à la suite de la guerre de l'Indépendance américaine. Toutefois, en 1797, la frontière entre les territoires britannique et américain à l'ouest du lac des Bois n'est toujours pas établie. La première tâche de Thompson pour son nouvel employeur consiste à arpenter le territoire vers l'ouest, le long du 49e parallèle, et à cartographier l'emplacement des postes de la CNO.

Au cours de l'année suivante, Thompson cartographie les rivières Rouge et Assiniboine. En février 1798, il part en expédition pour trouver une voie de raccordement entre la rivière Rouge et le fleuve Mississippi, et le quartier général de la CNO à Grand Portage. Il rapporte alors que le Mississippi prend sa source dans le lac Turtle, situé dans le nord-ouest du Minnesota. Plus tard, cette affirmation s'avérera juste, à quelques kilomètres près. Au cours de ces voyages, il cartographie l'emplacement de tous les postes de traite de la CNO. Bon nombre d'entre eux se trouvent désormais en sol américain.

Statue de David et de Charlotte Thompson, Invermere, Colombie-Britannique
Ross MacDonald, Parcs Canada, 2006

Entre 1799 et 1806, Thompson cartographie tout le territoire de traite situé à l'est des Rocheuses. À l'Île-à-la-Crosse, en 1799, il épouse Charlotte Small, fille de Patrick Small, associé de la CNO, et d'une mère crie. La jeune femme est alors âgée de 13 ans. Parlant couramment l'anglais et le cri, elle demeurera à ses côtés toute sa vie et lui donnera 13 enfants, soit sept garçons et six filles. Sa femme et ses enfants l'accompagneront souvent dans ses voyages subséquents.

À l'automne 1800, Thompson explore les régions situées au sud et à l'ouest du nouveau poste de Rocky Mountain House et fait le voyage aller-retour jusqu'à ce qui est aujourd'hui Calgary. En juin 1801, il essaie sans succès de franchir les Rocheuses. L'année suivante, il descend la rivière Saskatchewan et se rend jusqu'au nouveau poste de la CNO à Fort Kaministiquia sur le lac Supérieur. Rebaptisé Fort William (maintenant Thunder Bay, Ontario), le poste devient le nouveau quartier général de la CNO en 1803. Il remplace ainsi le poste de Grand Portage qui se trouve désormais en territoire américain.

Au cours des années suivantes, à titre de commis de la CNO, Thompson associe le travail de commerçant à celui d'arpenteur. En 1804, il devient associé de la Compagnie. À l'assemblée annuelle de la Compagnie, à Fort William, il est décidé qu'on ouvrira une route qui traverse les Rocheuses, et qu'on entreprendra la traite des fourrures avec les Autochtones vivant de l'autre côté de la chaîne de montagnes.

Fort William, établissement de la Compagnie du Nord-Ouest sur le Lac Supérieur [vers 1811]Aquarelle de Robert Irvine
Bibliothèque et Archives Canada, no R9266-290

Le 10 mai 1807, la famille Thompson et 9 hommes entreprennent de franchir les Rocheuses. Ils remontent la rivière Saskatchewan-Nord et traversent les Rocheuses par le col Howse. Ils descendent ensuite la rivière Blaeberry et arrivent le 30 juin au confluent du fleuve Columbia. Toutefois comme le fleuve Columbia coule vers le nord plutôt que vers le sud à cet endroit, Thomson déduit que ce cours d'eau ne peut pas être le fleuve Columbia. Bifurquant vers le sud, l'expédition voyage donc à contre-courant et arrive au lac Windermere le 18 juillet. Près de l'extrémité sud du lac, les hommes construisent Kootenae House où ils passent l'hiver en commerçant avec la tribu Kootenay locale.

Au printemps de 1808, Thompson quitte Kootenae House et voyage vers le sud jusqu'à la rivière Kootenay en empruntant le portage de Canal Flats. Il suit la rivière jusqu'au Montana et à l'Idaho, puis revient à Kootenae House et traverse de nouveau les montagnes. Plus tard cet été-là, il voyage en compagnie d'Alexander Henry fils jusqu'à Fort Vermilion au confluent des rivières Saskatchewan-Nord et Vermilion, à l'est d'Edmonton. Le 10 novembre, il est de retour à Kootenae House. L'année suivante, il retourne au Montana et en Idaho où il établit Kullyspell House sur le lac Pend Oreille et Salish House sur la rivière Clark Fork.

À l'automne 1810, il est clair que les Peigans, une tribu de Pieds-Noirs, sont déterminés à empêcher les Européens d'entrer de nouveau en territoire Kootenay. Les tribus Peigan et Kootenay sont en effet ennemies depuis toujours. Afin d'empêcher les Kootenays de se procurer des armes à feu, les Peigans bloquent les cols du sud. Cela signifie qu'il faut tracer une nouvelle route pour contourner leur territoire. D'après le journal d'Alexander Henry fils, Thompson «s'efforcera d'ouvrir une nouvelle route allant du bras nord (de la rivière Saskatchewan) jusqu'au fleuve Columbia, en passant par le lac Buffalo Dung (lac Chip), la rivière Athabasca, puis les montagnes…».

David Thompson dans le col Athabasca, 1810
Dessin de Charles William Jefferys
Bibliothèque et Archives Canada, no 1972-26-9

Thompson part le 29 décembre 1810. Après avoir souffert de la faim et surmonté de rudes épreuves, il traverse finalement les montagnes par le col Athabaska, un trajet pénible qui se dirige vers l'ouest en empruntant les rivières Athabaska, Whirlpool et Wood. Il atteint le confluent du fleuve Columbia et de la rivière Canoe le 18 janvier 1811. Après cette difficile traversée, ses compagnons refusent de continuer et il doit passer l'hiver à proximité, dans un lieu baptisé Boat Encampment.

Au printemps, comme ils ne disposent pas d'écorce de bouleau, les hommes construisent des canots à l'aide de bois de cèdre. Apparemment toujours convaincu que le cours d'eau qui coule vers le nord ne peut pas être le fleuve Columbia qu'il recherche, Thompson prend la route qu'il connaît et voyage à contre-courant vers Kootenae House, effectue ensuite un portage jusqu'à la rivière Kootenay et poursuit sa route vers le sud jusqu'à Spokane House. Il arrive finalement à cheval à Kettle Falls, sur le fleuve Columbia, à la fin du mois de juin. Connaissant l'emplacement géographique des postes de la CNO sur le fleuve Columbia, il se rend compte que le Pacifique et l'embouchure du fleuve Columbia doivent se trouver tout près. Il atteint l'embouchure du fleuve Columbia sur le Pacifique le 14 juillet 1811. Il découvre alors Astoria, le nouveau poste que la Pacific Fur Company, société américaine détenue par John Jacob Astor, a établi trois mois auparavant.

Le voyage de retour n'est pas moins pénible. Le groupe quitte Astoria en juillet 1811 et reprend sa route vers Spokane House, puis vers Kettle Falls, par voie terrestre. Thompson remonte le courant en canot une fois de plus et se rend aussi loin que Boat Encampment. Il termine ainsi l'arpentage du fleuve Columbia, bien qu'il ait emprunté un itinéraire pour le moins indirect. En effet, il a voyagé la majorité du temps à contre-courant. À la fin de novembre, il revient à Salish House où il passe l'hiver. Le printemps suivant, il remonte le fleuve Columbia par-delà Boat Encampment, puis franchit de nouveau le col Athabaska le 8 mai 1812. Il rejoint Fort William le 12 juillet.

Thompson décide alors de laisser la Compagnie du Nord-Ouest et quitte Fort William le 24 août 1812. En se déplaçant vers l'est, il arpente la rive nord du lac Supérieur et arrive finalement à Terrebonne, au nord de Montréal, à l'automne. En 28 ans, David Thompson a parcouru 88 500 kilomètres (55 000 milles) et arpenté 4,92 millions de km2 (1,9 million de milles carrés) de terres sauvages. Il a alors 42 ans.

L’homme qui contemple les étoiles

Après avoir quitté la Compagnie du Nord-Ouest en 1812, Thompson s’installe avec sa famille à Terrebonne, au nord de Montréal. Au cours de leur réunion estivale tenue à Fort William, les associés de la Compagnie du Nord-Ouest décident que Thompson aura droit à sa part complète des bénéfices de la Compagnie pour les trois années suivantes et à cent livres sterling en plus. Ce revenu doit lui permettre de terminer ses cartes et de les remettre aux représentants de la Compagnie à Montréal.

Carte du Territoire du Nord-Ouest de la Province du Canada, par David Thompson (1770-1857). [1814]
Archives de l'Ontario. F 443, R-C(U), AO 1541

Thompson termine bientôt une grande carte de tout le Nord-Ouest, de la baie d’Hudson à l’océan Pacifique. Cette carte très détaillée sera exposée de nombreuses années à Fort William. En 1814, il en fait une version révisée mesurant 2 m de hauteur par 3 m de largeur et montrant l’emplacement de tous les postes de la Compagnie du Nord-Ouest. Aujourd’hui, une copie de cette carte est exposée au public aux Archives publiques de l'Ontario, à Toronto. Bien des années plus tard, Thompson dresse un atlas couvrant le même territoire, mais de façon beaucoup plus détaillée. Bien qu’il souhaite le vendre, il ne trouvera jamais d’éditeur pour son atlas de l’Ouest.

En 1815, Thompson s’établit pour une dizaine d’années à Williamstown, en Ontario (au sud-est d’Ottawa, près de Winchester). En 1817, il commence à travailler comme astronome et arpenteur pour la Commission de la frontière internationale afin de déterminer l’emplacement précis de la frontière entre les États-Unis et le Canada, du Québec jusqu’au lac des Bois. Sa situation financière commence à décliner en 1825, après la faillite d’une entreprise dans laquelle il avait investi une grande partie de ses économies. En 1833, à l’âge de 63 ans, Thompson est engagé pour mener des études hydrographiques préparatoires à la construction de canaux et réaliser des travaux d’arpentage dans les Cantons de l’Est, au Québec, pour la British American Land Company. En 1837, Thompson fait le levé de la région de Muskoka, au sud de l’Ontario, et se promène de la baie Georgienne à la rivière des Outaouais, à la recherche d’un nouveau tracé de canal vers les Grands Lacs. Cependant, les années qui suivent s’avèrent très difficiles et, malgré de petits projets comme la cartographie du lac Saint-Pierre et le levé des rues de Montréal, il se retrouve souvent sans le sou.

Après la fusion de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1821, on ne manifeste aucun intérêt pour le travail de Thompson, comme si la Compagnie de la Baie d'Hudson ne lui avait jamais pardonné de l’avoir quittée en 1797. George Simpson continue de transmettre les relevés de Thompson au cartographe Aaron Arrowsmith, de Londres, qui les utilise sans donner aucun crédit à l’explorateur. Thompson proteste et il reçoit la somme dérisoire de 150 livres sterling du secrétaire au Foreign Office britannique à titre de compensation pour les renseignements envoyés à Arrowsmith. Cependant, les cartes et l’atlas complet qu’il avait fait parvenir au Foreign Office en 1843 ne lui sont ni rendus ni payés.

En 1846, alors qu'il a 76 ans, sa vision devient si faible qu'il ne peut plus travailler. L’année suivante, il commence à écrire ses mémoires, basées sur les 39 parties de ses journaux personnels, mais il ne les finira jamais. Au cours des dernières années de sa vie, il est contraint de vendre tous ses biens, y compris ses instruments, afin de subvenir aux besoins de sa famille nombreuse.

Thompson passe le reste de sa vie chez sa fille, d’abord à Montréal, puis à Longueuil, jusqu’à sa mort en 1857. Charlotte, sa fidèle compagne de vie, s’éteint trois mois plus tard. Le couple est enterré côte à côte au Cimetière du Mont-Royal de Montréal.

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de Thompson à titre de géographe et de cartographe. Non seulement a-t-il été le premier à dresser la carte de vastes régions du continent, mais son travail était si précis qu’il a servi de base pour toutes les cartes de l’Ouest pendant près d’un siècle. Les mêmes capacités d’observation méticuleuse qui faisaient de lui un remarquable arpenteur lui ont également permis d’être un excellent naturaliste. Ses journaux sont remplis de renseignements pointus sur les plantes, les animaux et les oiseaux qu’il rencontrait. Sa curiosité intellectuelle était vaste : il fait état de divers phénomènes naturels, comme des pluies de météores, ainsi que d’états physiques, comme la cécité des neiges, qui est plus fréquente chez les gens aux yeux bleus selon ses observations.

Thompson entretenait d’excellentes relations avec les Premières nations. Il parlait au moins quatre langues autochtones (le péigan, le kootenay, le chippewyan et le mandan) et il a composé un certain nombre de dictionnaires. Il respectait les Autochtones, leurs coutumes et leurs croyances. Il pensait qu’il fallait les juger selon leurs propres termes et non ceux des Européens. Quant à eux, ils s’émerveillaient devant celui qu’ils appelaient Koo-koo-sint – «L’homme qui contemple les étoiles».

Thompson était un conteur évocateur et ce talent transparaît dans ses journaux. Ceux-ci ont finalement été publiés grâce aux efforts du Dr Joseph Burr Tyrell, ingénieur minier et explorateur canadien. Toute sa vie, Tyrell (1858-1957) a manifesté un vif intérêt pour l’histoire du commerce des fourrures. Il a fait l’acquisition de documents sur le sujet, dont, en 1895, le manuscrit inachevé du récit de Thompson et ses journaux. Il termina l’histoire des explorations et des réalisations de Thompson, qui fut finalement publiée par la Champlain Society, sous le titre David Thompson, Narrative of his Explorations in Western America 1784-1812.

David Thompson – timbre et pli Premier jour
Collection Elizabeth Hutchinson, Bibliothèque et Archives Canada
© Société canadienne des postes {1957}. Reproduit avec permission

En 1957, le gouvernement canadien a commémoré David Thompson au moyen d’un timbre-poste. Aujourd’hui, on trouve des monuments à la mémoire de Thompson à Bonner's Ferry, en Idaho, à Lake Windermere, en Colombie-Britannique, à Lac La Biche, en Alberta et, finalement, au Cimetière Mont-Royal. En 1927, la Champlain Society a fait ériger une colonne grecque sculptée, qui était alors surmontée d’un sextant en cuivre, sur sa tombe anonyme. On peut y lire une inscription de J.B. Tyrell, disant : «À la mémoire du plus grand géographe canadien…».