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Comptoir-caisse, Kmart, date inconnue

Comptoir-caisse, Kmart, date inconnue

Dans le monde actuel, la technologie évolue à la vitesse de l'éclair. Sitôt que nous avons maîtrisé un logiciel, une nouvelle version nous arrive. Puis, chaque année, une pléthore de gadgets et de nouveautés viennent s'ajouter à la liste de cadeaux de Noël. L'univers du commerce de détail n'est pas à l'abri de ce vent de changement et, bien que les étalages se renouvellent plus vite que les techniques de vente, il faut avouer que le travail en magasin est bien différent de ce qu'il était il y a 100, 50 ou même 10 ans.

La caisse enregistreuse illustre bien cette réalité. L'aspect de cet appareil d'usage courant dans le commerce n'a pas beaucoup changé au cours des années, mais ses fonctions, en revanche, ont grandement évolué. Il n'y a pas si longtemps, la caisse enregistreuse ne pouvait traiter d'opérations supérieures à 5 $ (certaines personnes se souviennent même de l'époque où cette limite était de 2 $). Lorsqu'un client faisait un achat de 10 $, le caissier devait enregistrer deux opérations successives. De plus, si le client voulait régler au moyen d'un billet de 20 $, il fallait qu'un superviseur vienne vérifier l'opération (quoi qu'il s'agissait-là d'une directive du magasin et non d'une limitation de la caisse). La caisse servait alors à ranger l'argent et à effectuer les calculs. Par la suite, elle a été dotée de fonctions plus complexes telles que la saisie de données concernant les ventes de divers rayons. Au début, les données saisies se bornaient à quelques rayons, mais les fonctions de la caisse électronique ne cessant d'évoluer, il est bientôt devenu possible recueillir des données sur tous les articles codés par des numéros de référence distincts. Cette façon de faire n'est pas bien loin de la procédure actuelle, mais à l'époque où Zellers a adopté les premières caisses électroniques, la société n'était pas aussi branchée qu'elle l'est aujourd'hui. Bill Miles raconte comment les choses se sont déroulées quand ces machines ont été installées au magasin 82, une première…

Comptoir-caisse moderne, 2003

Comptoir-caisse moderne, 2003

«Puis il y a eu ces caisses, elles étaient nouvelles et expérimentales. Nous ne travaillions pas en ligne comme aujourd'hui… Lorsque le magasin fermait ses portes à 22 h, il fallait retirer les rouleaux de ruban, semblables à des bandes de téléscripteur, qui se trouvaient sous la caisse et les livrer en voiture au siège social de NCR [National Cash Register] qui se trouvait à l'angle des rues Yonge et Eglinton. Les rouleaux étaient traités durant la nuit, puis un employé de NCR venait livrer les résultats des ventes au magasin Zellers le lendemain matin. Par la suite (…) Zellers a équipé tous ses magasins de ce genre de caisse. »

Aujourd'hui, les caisses enregistreuses sont pourvues de lecteurs optiques qui décryptent les bandes magnétiques des cartes de crédit et les codes à barres, deux fonctions relativement nouvelles. Les achats réglés par carte de crédit n'exigent plus de bordereaux à plusieurs copies carbone que l'on insérait, tant bien que mal, dans une presse à cartes. En outre, les lecteurs de codes à barres signifient aussi qu'il n'est plus nécessaire d'étiqueter chaque article. Fini le temps où l'employé devait fixer méticuleusement une étiquette à chaque article avant de le placer sur les présentoirs. Les pistolets étiqueteurs sont également sur le point de devenir désuets.

À mesure que ces innovations technologiques n'en sont plus et que ces appareils disparaissent de nos magasins, il importe d'en conserver des exemplaires afin que les générations futures puissent se rendre compte des progrès accomplis.